4 juin 2010

« La récolte sera aussi bonne que l’année dernière »
Dans cet entretien, le directeur général de l’OAIC affirme que la récolte céréalière prochaine sera, notamment pour le blé dur et le blé tendre, conforme à la saison dernière, soit à un niveau de 60 millions de quintaux. M. Kehal vante la qualité du produit et souligne que le démarrage de l’exportation d’orge se fera dans deux semaines à partir du port d’Alger. A ce propos, il affirme que des dizaines d’offres pour l’achat de l’excédent d’orge sont sur le bureau de l’OAIC. Certains pays en Europe connaissent très bien la qualité du produit algérien et proposaient, selon M. Kehal, d’acheter tout le stock.

Un grand bravo à  Zhor Hadjam pour cet interview qui égaye l'atmosphère habituellement démoralisante,  reflet de la ligne éditoriale d'El Watan, appuyée sur le dénigrement systématique des accomplissements de l'État. Après l'autosuffisance en pomme de terre, il va falloir croire que quelque chose a lieu, sous nos yeux, qui s'apparente à une bonne politique agricole. En ces temps de crise alimentaire internationale, il est réassurant de voir que la rente pétrolière n'a pas aliéné la politique du gouvernement qui  semble mener une stratégie réfléchie de développement à long terme . Les critiques et commérages sur la dépendance dangereuse de l'économie sur les hydrocarbures et le manque de perspicacité des décideurs, reçoivent une claque retentissante. 
-N'est-ce pas Mr Brenbitour ? Vous qui plaidez en faveur d'une plus grande part de la distribution des revenus en faveur de la consommation des ménages. 
-Ces résultats ne réfutent-ils pas vos prophéties de catastrophes, conséquentes à la politique actuelle du gouvernement ? 
-N'y aurait-il tout de même pas de votre part un besoin  de plus de modestie dans la diffusion de vos visions apocalyptiques de l'avenir du pays ? 
-Peut-on savoir si vous considérez réviser vos théories aberrantes d'importation de la pauvreté ? 
-Une chose est certaine: Boutéflika (qui est l'initiateur de la politique d'auto suffisance grâce à un soutien inconditionnel à l'agriculture et aux fellahs) aurait pu très bien jouer la carte de la démagogie et du populisme en initiant une politique d'importation démesurée de biens de consommation (politique démagogique que vous défendez tacitement à travers votre plaidoirie en faveur d'une allocation plus grande du budget au profit du consommateur) mais a préféré libérer l'Algérie du diktat étranger, FMI-Banque Mondiale, qui "siégeait" à vos conseils d'administration et tyrannisait notre trésorerie.
-Les financiers que vous fréquentiez ont été impitoyables lorsqu'il était question pour nous de survie ou de mort, d'obtenir d'eux les crédits assurant notre pain quotidien.
-Comme les choses ont changé à notre avantage: du statut d'esclaves mendiants, auquel votre système de gestion nous avait relégués, nous sortons aujourd'hui la tête haute après avoir regagné notre indépendance et notre dignité, loin des utopies que votre castre de démagogues et réformateurs nous inoculait sous la direction des banquiers de New York ! 
-Mais, et la corruption ? Diriez-vous.
-Si, elle existe toujours.  

Mais, n'est-elle pas l'héritage de votre règne ? Et de ceux ayant occupé vos mêmes responsabilités ministérielles (fossoyeurs que vous essayez de regrouper sous le sigle de "démocrates") ?
-N'avez-vous pas été à la tête des institutions, gouvernementales et académiques, qui ont produit ces êtres méprisables et abjectes qui font aujourd'hui la une-des-média à travers les malversations qu'ils opèrent dans les coulisses de l'argent ?
-L'élève n'imite-t-il pas son maitre ? 

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